LIBRAIRIE ALAIN BRIEUX 48, rue Jacob . 75006 PARIS Tél. 260.21.98 Case N° m I W/w ! tu a f ImMm 1 l ,.f\A f *uSr®K ÿrSs ,\v », 7 rïl, jp ' • 'w j t' 'SWSk Sr^ H '\9f Y * SÉçïS-'*; sfôjÿ ^ ' £a\Æ. * T1 - : • : . '■ k: - - . . ■ . . . ■ - I NOWEILE INVENTION DE LEVER ÏEAVPISV HASTT cjuesâ source ducc quelques me finîtes menantes pu r le moyen de Lèâ\ etvn discours de l a conduite dvcelle PAR I-SAAJO m CAV5 Inecnycuret Architecte - ° Adtif ne cttcjfC Çnyrimc a tondre Lan J 044, % / Digitized by the Internet Archive in 2019 with funding from m Getty Research Institute https://archive.org/details/novvelleinventioOOcaus_O (') AVANT PROPOS. ’ Autant que la conduire de l’eau plus haut que là lource ( but principal de ceft beuure ) fem- ble sopofêr a la commune opinion de tout temps receüe, Iay creu qu’il ne fuffilbit d en- lèigner feulement la conftruétion de la Ma¬ chine a ce propre ; Mais aufly ( pour plus ample fàcistàcti- on) faire précéder certaines propofitions tenans lieu de prin¬ cipes, tant pour faire cognoiftre leffect de cemouuement par là caufe qu’a rendre le chemin plus acceftible aux autres inventions de la phneumatique. Pour aufquelles par venir. Il fera premièrement a confi - derer, que tous les Eléments, Ibit ümplesou compolès; ont deux mouuemens principaux : Le Naturel 5c f Accidentel. Le Naturel eft celuy par lequel chaque élément cerche 6c ce tire de foy mefme vers le lieu a luy aflïgne par la pro¬ vidence divine en la création; L Accidentai celuy qui le Meult par quelque puiffance extérieure autrement que ce premier; Et combien’ que plufieurs choies fèmblent fe mouvoir contre leur ordre; mefmes fans agitation ex terne, Sy eft ce que le contraire mouvement leur eft causé pour obvier a quelque accident plus grand que ceftuy cy , comme pour exemple il fera montré que leau monte comte fon cours ordinaire pour éviter vacuité , laquelle eft plus ré¬ pugnante a nature que le contraire mouvement de ceft clé¬ ment ; Ce qui fe verra par les principalles propofitions qui fervent de baie a celle invention les quelles font fondées fur fe principe naturel. Qu’il ny peut y avoir de vuide en la A fphere C2-) fphere élémentaire, dont la terre 5c leau occuppent la partie inferieure,5c le feu 5c lair (qui les circundent) la fuperieure 5c chacun d iceux eft diét pelant ou leger,felon que naturel¬ lement il s’aprocheou elloigne du centre; or en lès quatre il lèra belbing d’avoir egard tant a certaines chofes dont l’air & leau font fublèptibles qu’a celles dont ilz ne peuvent fbuff- rir l’accident,comme leau laquelle, bien quelle lè puilTe en¬ fler par vne intermixtion d’air, ou atenüer 5c convertir en air, par le moyen de la chaleur qui la peut relbudre neant- moings ne fe peut preffer c eft a dire qu’une certaine quanti¬ té deau ne pourta par compreflïon lè rendre occupant moings défpace que là naturelle eftendue, Et 1 air au con¬ traire lè peut reftraindre 5c refferrereftant preflfcou ratifier 5c eftendrc eftant agité outre les autres accidensdont il eft capable. .Les quelles cholès lèront cy apres demonftrées par pro- pofitions fondées fur 1 expérience, que j ay creües plus con¬ venables a cepropos qued’énueloperle leèturedans vn la- birinthedepropofitions géométriques lesquelles (bienque très exactes) ne font ly convenables a donner inftruétion en ce fubjeét ; comme pour exemple ly I on s’apuye fur celle reigled Archimedes, quedetout humide la fuperficie eft fyherique (lors qu’il n eft agité) laquelle fuperficie a pour centre celuy de la terre vniverlèlle, il s enfujura vne fubje- ftion qu’il faudra tenir aux demonftrations la fuperficie de leau circulaire, laquelle en pareil cas que s il dont il s agit,eft eftimée droicte d’un chacun, 5c cedautant que la diferenceen eft inperfeptible et auffy quelle ne peut caulèr defaut a quel¬ que operation que ce foit : licence (pourtant) qui n eft per- milè en Mathématique ; Cecy donc avec autres raifons m’ont faict obmettre telles demonftrations lelquelles m ont fèmble trop punétuelles 5c fèranotté aulfyque parlant de leau je la prends pour egallement pefante fans y faire de dife- rence combien qu’en cas de befoing il y faudroit avoir egard nottament fy la diference fy rencontrait telle quen leau de certaines rivières dont parle pline, aufquel les tout fè qui ce jette ne peut aller au fonds,comme en leau du lac Alphal- tite (3) dte 8c en leau d Arethufe qui fe vient rendre vers Siracufe r.t cecy a caulè de leur extreme pefanteur, qui renvoyé les choies gi aves au delTus ainly que 1 Argent vif fa 1 e t les met' taux, qui ne s’enfoncent en jceluy (bienquelipuide) d au¬ tant qu il elf plus pelant, et en cecy Ion pourrait aporter vne d il b ne: t ion que les mettaux 8c folides pefans s’enfoncent en leau félon la figure qu’ilz ont, Car en leau ordinaire le eu- jure 1 Argent, 8c meftnes 1 or ne s’enfoncera point s il eft bat¬ tu. en lames ou fevilles tresdeliées,mais s’il eft râmafle en vne forme plus refferrée il coulerera incontinent a fonds ; Et de cecy 8c pareilles chofes je traieferay en vn commentaire llir les liures dArchimedes des poids ôc chofes tombant en 1 humide. (4) ayLji&i HEOR I Q y E DE LA CONDVITE DES EAUX. PROPOSITION, I. Lair fe peut prejjer & leau non. POur donner exemple de cecy : S’il y a deux vaiffeaux A et B. de mefme forme, matière, 6c gran¬ deur, lefquelz loint plains deau, il efftref certain qu’en avcun d iceux vaiffeaux leau-ne pourra eftre pref- fee, de forte quilz en puiffent con¬ tenir la moindre partie que ce foit lun plus que 1 autre, mais quilz foint plains d’air feulement je dis que lediâ: air peut eftre preffe. Et en pourra l’un diceux vaiffeaux contenir plus que lautre, ce qui fora demonftreainfy, foint lefdifts vaif¬ feaux A et B.bien clos 6c foudez de touttesparts fors quau fond du vaiffeau B. U y ait un petit tron E. pour y fouder le tuyau E D. duquel l’autre bout D. fora foudé a la partie fliperience. Du vaiffeau C.lequel fora auffy bien foude de touttes parts 6c de la grandeur du tiers de B. ou viron,5c pour faireen ycelluy entres leau avec force il fora befoing fouder proche du fond le tuyau F lequel fora conduict le plus haut que Ion pourra pour donner tant plus deviolence a 1 eau 1 aquelle entrante dans le petit vaiffeau C.fora monter lair qui y eft dans le vaiffeau /D®*V B LJ BF.) Et ce d’autant que la circonférence de la roue marquée 8. eft plus efloignée du centre de l’arbre que la roüe CV, & CV plus efloignée que BF, C’eft purqooy il fera conclu que plus la force agiffante eft efloignée du centre de l’agittée, tant plus elle aura de torce. „ , ... n De cecy refaite, la raifon du levier, lequel a plus de torce, lors qu il eft meu pM le lieu le plus efloignée du fardeau. Et de cecy parcellement defpent la raifon de l’arbre de la prefle a viz qui eft une machine detresgrand effait. P R O H- $> une roüe a l'axe de laquelle eH quelque poids . eft tournée par divers pignons Je pignon le plus petit ftra capable de faire mouvoir plus de poids y Mais U ne fera tourner la roué ftVifte, il faudra faire le pignon X de 6, d’autant qu’il y a mefmc raifon de 8 a <5, que de 400, a joo, Et eftant le dift pignon X de 6 dcns agité par la force lus dide le poids V fera meu, mais non pas en un raefme temps, a caufè qu’il ne faut qucii tours de T, pour faire tourner D. Et il faut 16 tours de X, pour faire tourner F. Proposition 1 6. 5 y jeux p fauteur s inegalles font tni/es aux extrémités d'une Verge, e? qu'icelle foit fufpendue en un point qui la divtfe en denx parties ayant l'un a l'autre la me [me raifon , en longeur que iceux graves ont en pefanteur < i ceux graves bien qu inégaux feront équilibrés , fi le plus legerelt mis au bout du plus long cofiede U Verge . D S Oint les graves inégaux O & E, & que D foit 15. lievres, & E 6. je dits qu’eftans au bout de la verge AB, fi icelle eft fufpendue en un point comme C } Et que la partie AC, aye telle raifon à CB, comme le poids E au poids D,iceluy D eftant au bout le plus court de la ligne, ne pefera point da¬ vantage que E, qui eft au plus long bout d’- autant que le poids fè rend plus pefant a proportion de fè qu’il s’cfloigne du point qui fufpend la verge j Or icelle verge eftant de 7 parties elle fera divifec en forte que F un code aye 5 &lautre 2. quifèra lameime raifon des poids \y & 6. parce que 6 » efi les deux ciuquiefme de 15, comme i left de 5, que fy la diference des poids, D Sc E eftoitplus grande, ou plus petite, ilz feront tousjoures équilibrés fi la verge eft fufpendue en nn point qui la fépare ainfi qu’il eft didt j Etil s’en peut voir quelques exemples aux figures fuivantes P dont les différences font autres que celles icy. (for qU aire. Il s’enfiiivra de cccy que deux graves e- gaux ne feront pas d’une mefi me pefanteur s’* ilz font mis aux bouts d'une verge fui pen¬ due en parties inegalles. Et faut notter que encor que les deuz coftez dç la verge fuflent équilibrés s’ilz ne font d'egalk longeur les poids egauz y peferont diverfement, comme pour exemple fi la verge AB eft fufpendue en C, de forte que CB foit plus long que AC, d’une quarte partie. Et que neantm oings AC, Et CB foient e- quiîibres a caufe que le bout AC eft plus gros que le bout CB, nonobftant quoy les graves égaux D 8c F, eftansmisaux extremitéz, F peferaune quarte partie d a¬ vantage qui eft la diference de BC. a AC. Prof, C0NDF1TE DE S EAFX. n P R O P*. I/. Lemoiende faire fermer y&* ouvrir les D^obïiietts par U moyen de l eau, en la Machine phn cli¬ matique A ' *' Î*' N la conflruéfion de la Machine phneumatique qui faiél monter l'eau plus haut j que la Source. 11 (era bdoing d’un Vaiffeau lequel ( par le moyen de l’eau) monte 8c Jefccnde pour taire tourner les Robinets, c’efl pourquoy jay mis icy quelques exemples, delquelz l'on pourra choifir le plus convenable tant pour celle Machine que pour aunes. f j i . . T . , J ‘ * ' t f , Soit donc en premier lieu le Robinet A, lequel il faut tourner par le moyen d’un vaiiTcau,il faudra premièrement y mettre une clef KE, laquelle aura deux branches B 8c D,qui leront longues félon que lediét Robinet 1 era tort a tourner comme il fe peut coliger delà 13 Propofîtion. Étaux bouts des deux branches B & D, fera 2 chai* nettes au cordes, a l'une defquelles fera le poids L, & a l’autre le vaiffeau M, or ell il befoingqu’icelluy poids L foit plus pelant quele vailfeau M, quand il ell vuide, mais quand lediét vailfeau M efl plain, il faut qu’il foit plus p lant que le poids L, affin de faire tourner lè cokde collé & d’autre, or voycy l’effeà du vailfeau dans lequel y aura le fiphon, lequel fera un peu plus bis que la haut du vailfeau • Et fera lediél Si- phon plus gros que le tuyau qui donne l’eau au vailfeau, quand M fera vuide, le poids L fera tourner le Robinet vers foy, mais comme le tuyau H, aura emply M, alors lediél M pelant plus que le poids L ramènera le Robinet versfoy , Et alors le liphon commençant a couller rendant M plus leger que le poids L, &ainfilc robu net fera retourné. Il fe peut aulfi faire un autre vailfeau comme F. Et qu’il foit fui pendu dedans l’ance de forte qu’il foit mob. lie par le moyen dedeux piuots , Et qu’il le puilfe renverfer, 8c rdpandre l’eau lors qu’il f-ra plain 5 Et pour ce faire il ne faudra pas qu’iceux piuots foienc opoftz diamctrallcment, mais plus d’un colle que de 1 ancre, or a caulc que le didfc vaiffeau eflant vuide fe renverferoit de luymefme, il faudra mettre au colle le pins lé¬ ger le petit contrepoids £, pour le rendre équilibré, cecy eflant aiéï s’il y a un poids comme a efle diéi a la precedente Proportion lequel loic plus pelant que F, icelluy vailfeau F, fera en haut lors qu’il lera vuide, mais comme il viendra a s’emplir a la moytiéefhnt plus pelant que D ledidt vailfeau defeendra vers F. Et eftan: tout plain il tresbuchera vers X, fe qui le vuidera tout, 8c le rendant derechef plus léger D qus i4 T HRO%lQVE DR LA que le poids • il remontera en Ton premier lieu, ou il fera tant qu’il foit retnply pour defeendre. la râifon de i«n tresbuchement ie peutcoliger du corolairc de la 1 6. Propo¬ rtion. Il fe fai étauffi une autre manière de vaifleaupour mefme effait, que les prece¬ dentes comme vous voyez en la figure SZX. P r o ?’. 18. DE LA SOVfAfE OV S O/STl^ALL. JL fera auffi befoing pour l'intelligence de la fui- vante Machine de faire demonflration de la Soupape de cuivre laquelle s’ouvre par intervalles affin que par icelle l’air entre dedans les vaiflèaux de defibubs, &fé referme fors que les diéts vailTeaux £è- ront plains, affin que l’eau ne forte par icelle. Laquelle Soupape fera figurée ainfi foit H I K L une petite boette de plomb d'un poulce, &demi de Diamètre, ou viron, & de ^ poulces de long, & qu’elle foit fort bien fondée. Dedans icelle boette efl la foupape GDCE faiét en cefle forte. GD efl un petit tuyau de cuivre virori de ~ de poulce. Et vers le bout D,y a deux petites potences F qui fulpendent la languette ou foupape de cuivre C, laquelle s’abaifle fitr le trou D, pour le boucher quand il cft befoing, il y aaufïi a la boette HIKL, un petit tuyau XM, dont le bout d’embas eft foudé au tuyau OC, Or pour voir l’effeétde ladite foupape. pofbns qu’il y aye au tuyau CO, deux tuyaux, l’un pour le vuider, & l’autre pour l'emplir. Et foit le tuyau X bouché, qui efl celuy qui emple lediét vaifleau, Et B foit ouvret alors l'eau qui fort du vaifleau afpiiera l’air par le petit tuyau DG, Sc fera lever la languette de cuivre C, & B eflant bouché, elle fe refermera* Et quand l’eau viendra a emplir les vaiflèaux CO, Sc H KL ladiétc eau p ou fiant la foupape contre le bout D, il n’en fbrtira point d’eau. Proposition 19. Du Qÿbinet à quatre eaux. CEfle figure i uivante efl mife pour mon * flrerplusdiflmélementla façon du ro¬ binet D, duquel le baril ou emboite- ment efl percé en 4 endroits, Afin que la clef C, tournant de coflé, Sc d’atitre au temps re¬ quis façe confier l’eau quelquesfois par E, Sc quelquesfois pir F, Et celuy de ces deux F ou E coulera, lorsque le trou de la clef C convindraavec le ficn, il fe void aufïipar le moyen du vaifleau M, comme le Robinet Jfi ie ferme, lors que l’un des tuyaux s ou¬ vrent lors que lcdiét tuyau le refermera pour faire courir l’autre, Alors le Robinet s’ouvri¬ ra derrechef par le moyen des contrepoids G L. Et des poulies K, ainfi qu’il fevoifi en la figure. DE- CONDUITE DES EJVX . *5 VE SC<î{ITT10?i' VE LJ MA QHlNE ? LAQUELLE ■partie de l eau ejl enlevée plus haut que JaJource. POur venir a la fabrique de œfte Machine (oit premièrement fai£t 4 tuyaux de ? cuivre, ou de plomb d eipelïèur luffilantc a porter Tefforc de Teau 6c de l’air^ Et qu iceux foient de grofTeur 6 poulces en Diamètre, 6c de longeur 6 ou 7 pieds, marquez par A, 6c qu’au bout d’iceux Toit foude au fonds des petits tuyaux E, pour faire que l’eau fe communique des uns aux autres, plus foit foudé 4 petits tuyaux F, au haut des tuyaux A, afin que l’air fè communique des uns aux autres^tem foie foudé 4 petits tuyaux marques 3, qui feront ceux par lefquelz l'eau montera - Et qu’ilzfoient 4 fibudes 10 THEO'RJQJ' E DE LJ {oudés au travers du haut des gros tuyaux, & le bout entrant dedans prefques jufques au fonds plus il f.ra faift quatre autres gros tuyaux pareilz aux premiers le quel z le. rontpoféz autant plus basque l'on voudra faire eflever l’eau plus haut que la lource, qu’en ic ux foient toudéz les petits tuyaux D, aufin que 1 air y entre, lors miel eau entrera dansles tuyaux C, Et poutce feront ilz fondes au haut qu il y ayeau(li4tuy- aux I communiquans toutte l’eau dans le tuyau GH, & que au bas d iceluy foit onde le robinet L, &au de(lus,& au haut foit foudé la foupape K. laite comme elle eft dclcripte cydevanten la 18 Propofition, & foient rendus les tuyaux D & F, com¬ muns par un feul tuyau, plus foit fai a un petit vaiffeau S qui aye les Bons vrron de la hauteur d un pied, & que fur le fonds d iceluy ioit fou le pat le bas de 1 emboiteurc le Robinet N, auquel Robinet feront les tuyaux O & P, lequel P yra jufques près le fonds d’un des tuyaux A;& O fera conduia julques près du fond des tuyaux C. Item au haut. du vailfeau S foitle petit tuyau V, pour donner 1 eau dans le vail- Ran Y quand il en fera be(oing,&qu iceluy vaiffeau Y foit de cuivre ayant un pe¬ tit trou au fonds quand a fon mouvement il a efte monlfre aux exemples precedentes, 11 faudra aulîi un contrepoids. M,affin que lorsqu, le vailfeau Y fera vuiJe il ramene par (a pefanteurtant levaiflfauque les robinecz en leur place par le moyen des chai- nettes & poulies X. Il y aura aulïi au bout des tuyaux marquez ?, vn vaifTeau mar- / , pour recevoir l’eau qui par intervalles y fera mife par lefdiâs tuyaux, & pour la rendre par le tuyau 7. qui courra continuellement eftant iceluy égal en groileur a deux àes petits tuyaux marquez 5, lefqudzeüevcront l’eau plus haute que la lource d autant de hauteur qu’on voudra peurveu qu on aye la place pour poter les tuyaux C allez bas D’autant que plus les tuyaux A & C feront efloignez,& plus 1 eau montera haut dans le vaiffeau 4. Voyla quand à la Fabrique, & dilpolicion des tuyaux nous vien¬ drons maintenant a l’effeft Soit la hauteur de la.fource T, & que 1 eau entre dans le vaiffeau S & que le tuyau P foit ouvert. Alors les vaiffeaux A s empliront, & lorsqu ilz feront plains, l’eau commencera a couler par le petit tuyau V dans le vaif- feau Y lequel venant a s* emplir, (& rendre plus pefant que le poids M,) defcendia vers R & bouc! eracant le Robinet L que le tuyau P, & lois 1 eau tombant dans s coulera par le tuyau O dedans les tuyaux C, defquelz l’ait forçant parles tuyaux D viendront par les tuyaux F, preffer l’eau qui eft en A, & la contraindront monter nar a or quand A feravuide, Se C plain, le vaiffeau Y ieraauffi rendu plus leger par lemoyen du petit tuyau Z, qui vuidera ledid vaiffeau viton au mefme temps que C s’emplira venant donc iceluy vaiffeau Y a remonter en fon lieu.P s ouvrira comme il eftoit auparavant pour faire remplir les tuyaux A. Et ainfi fe mouvera celle Ma¬ chine continuelemcnt par laquelle l’eau eft enlevée plus haut que 1 a fource de la hau. teur qu’il y a des tuyaux A, au tuyaux Ç. Voicy ce qui eftoit à demonftrer touchant celle machine, qui entre tourtes ma¬ chines pneumatiques eft celle, qui avec moins de force fait eflrvet plus d’eau. Et auand aux autres inventions tant pour conduire 1 eau des iources ou iuineaux. Ou pour les rendre navigables. Ou pour ellever hors des rivières par divers moyens, grand abondance d’eau pour lutage des villes, maifons royalles ou pallais, cela fera demonftre cnlafuitte de ce quedtffus.. Il efl icy à notter que les ajfoemhlages de charpente farquoy font po/és les tuyaux ; trataché les fouilles aux figures precedentes yne font icy deferiptes, a canje qu ils auraient empeche de yoir ( a pla n ) touttes les particularité ^ de ctfoe machine. L’EX- FORCES MONTANTES. 17 L’EXPLICATION DES PLANCHES EL. figvres s vivantes. PREMIERE PLANCHE, Figure 1. four faire lever ( eau par le courant! une <%iviere,&- la force de h Pompe. ^ Este machine vulgairement dite pompe, eft appellec Je vitr uve & de Herone Machine Stefibique, retenant le nom de 1 inventait J tccLe^in fut Stefibie Alexandrin, je monftreray trois moyens pour le lcrvii a elle, ver l’eau parcelle machine, le premier fera par le courant d une micie Mi-a» ( comme la figure le demonftre) ou il y a une roue a eau, & a cnacun bouc^ei^S’e de ladite roue il y a une maneuelle d e cuivre lotte, & oalunte pour ou- llenir la force & pclanteur de ladite roue & fi ladute roue a dix pieds de ■■■> ge,e ohm pieds de diamètre lefdites manneuelles auront au moins quatre pouces en qu • >e, ci Eront arS es au milieu Ju places marquées A. & (oit aulTi deux pièces de bo.s ieront arrondies au uuucu r i ^rainftéesdanslebrasdcfdiresman- nommécslcuiers marquées par les lettres . ^ Pr p nrrpi C h iiflera & lef- neuelles lefquelles quand la roue tournera, 1 un fe lèvera «c 1 autre saba.Ucra & kl diK leviers feront aulfi aiuftezdans les deux bras ou brancars marqu.z D.E. let- qu is en haùffant feront hauffer les f aux, oufoupapes des pompes alternativement, &ahftf Veau montera dans le vaiffeau F. & de là onia pourracon on vou dn cm and à la hauteur quelle doit monter, je fuis d avis qu il ne la faut convaincre àmo'nter'plus de trente pieds de haut avec une feule pompe, comme feaenle^c au r-sSeta.kgL»,.,. g. «ait t»» i. ss1 “fis : ; (lient Veau, quand les Veaux ou foupapes des pompes ne 1 ^ la oratioue ordinaire que l’on a des pompes, donnera facile intelligence : 8c touches 8c R. 8c oultre l’on pourra donner quelque mouvement a la queve 8c beck des oyfeaux filon met quelque fill de richar aux bouts des clefs des Robinets comme la figure le montre. Quand au mouvement de la chouette qui ce tournera, 8c deftournera par o r- tain efpaces de temps, le mouvement d icelle ce voie par le vaifteau tr. sbuchant X 8c le petit levier 3. 8c 4. ou eft le contrepois 8, car iccluy vaifteau ce baiffant quand îi eft plain fera monter le contrepoids, &la cheville du levyerareftera le tabourin par L moyen d’une cheville marque 6. qui eft au bouc d iceluy, 8c ainfi ceffcront Ls oyE- aux dechanter lors que la fhouette fera vers cuz,&lors que le vaiffeau X. fera vide, elle ce deftournera derechef par le moyen du contrepoids, & le tambour commencera à tourner comme la figure vous peult très Exactement demontier. D n EXPLïCA- îCf FORCES MOyyjXiTES, EXPLICATION DE LA PLANCHE XV. Machine par laquelle ton reprefentera une Galatee qui fera traînée fur l’eau par deux daufins} allant en ligne droite , fe retournant d'elle mefme cependant qu'un ciclope joue du ftaiolet . SOIT une roue à eau marquée L. dont la largeur fera fepaiée par le milieu., & que d’un cofté les augets où tombent l'eau loyent faits pour tourner de la main dextre, & à l’autre cofté ils feront faits pour tourner à fèneftre, 8c à l’axe de ladite roue, il y aura un pignon qui fera tourner une rouedentclee marquée Z. 8c ladite roue a£i* ra uneaxeauffi divife en deux, marque I. H. 8c à ladite axe, il y aura deux chaines paffees, en forte que quand ladite axe tourne, que l’une defdites chaines puiffe tour¬ ner a l’entour, 8c l’autre fe deftourner, lefdites chaines pafferont par les poulies G. F. 8c feront toutes deux attachées à la poulie B. mais l’une paflera par celle E. en forte que quand l’on tourne l’axe l.H. par le moyen de la roue a eau, lefdites chaines puiflent, l’une tirer ladite poulie B. vers le mouvement, mais fi l’on fait tourner la roue à eau de l’autre cofté, alors la chaine qui paffeà travers la poulie E. atirera celle B. à foy, 8c l’autre chaine fe lâchera à proportion, 8c quant à ladite poulie B* elle fera pofée à travers un tuyau de cuivre, en forte qu’il y puiffe avoir une platine de cuivre deffous ladite poulie entre les deux pierres longues C. D, de façon que ladite poulie puiffe gliffcr facilement fur lefdites pierres, apres l’on aura une petite caffe de plomb ou cuivre marquée P. de viron un pied 6c . demy de long 8c de large, auquel il y aura une foupape foudée au fond, marquée R. 6c au bout de bas d’icelle un tuyau mar¬ qué N. 6c au milieu de ladite cafte au cofté il y aura un tuyau marqué O. 8c entre 1 elpacc dudit tuyau, 6c le fond de ladite cafte, il y aura un petit tuyau, lequel donnera l'eau dans un baftin marqué S. lequel fera attaché à deux trebuchets marquez V.T. en forte que quand, le vaifteau fera plain d’eau, qu’il puilfe eftre plus pelant que le couverteur de la ioupapc * R. 8c au contraire, quand ledit vaifteau fera viride,il faut que ledit couverte ur de foupape foitplus pelant, àcdle fin qu’elle puiffe fermer 8c attirer ledit vaiff.au en haut, 8c ainfi quand l’eau donnera dans ladite cafte par le tuyau V. ej le fe hauftéra jufques au tuyau 0. 8c tombera fur le cofté de la roue à eau L. alors ladite roue tournante, fera tourner celle l. 8c par confequent l’axe 1. H. de telle façon que la chaine fe tournera a l’entour de I. 8c fe deftournera de H. alors la figure de la Galatee le mouvera vers la poulie E. à caufè qu elle y eft atiree par ladite chaine qui tourne a Taxe 1. 6c faudra proportioner ledit petit vaifteau 5. en forte ques’emplifianc par le petit tuyau qu’il puilfe eftre plainfau plus près, 6c atirer la foupape en haut, quand la figure de la Galatee fera proche de la poulie E. 8c alors l’eau qui fera dans ladite cafte tombera par la foupape fur l’autre cofté de la roue â eau, 6c fera tourner ladite roue de l’autre cofté, en forte qu’il faudra que la chaine H. fe tourne a l’cntour du cofté de Taxe H. 6c fc deftourne de I, ce qui fera caufe de faire retourner la figure vers le mouvement, 6c ainfi fera tirée la poulie B. (fur quoy eft pofé la figurej tantoft en avant, 6c tanroft en arriéré, Lion que la double roue à eau fera tournée tantoft par l’eau qui fort par la foupape R. 6c tantoft par celle qui fort du tuyau O. ce qui ce fait a divers temps par le moyen du petit vailfeau S. 6c des trebuche:s T. 8c V. car quand le vaifteau S. eft vuide la foupape R. eft fermée, 6c l’eau mo ite jufque au tuyau O. pour fairetourner laRoüea eau d’un , codé, 6c lors qu’iceluy S. eft plain, il. fait ouvrir la foupape 6c alors toutte 1 eau toml e par la foupape R< fur faut r^^o.fté delà roue qui la fait a^ir au con- , . traire. FO %CE S MO WA N T ES. 27 traire, 6c ainfi alternativement ; Quand au cicloppe jouant du flageolett le mouvement en lera montre en la figure fuiuante. II eft a notter que la petite caflè marquée P. eft reprefentée icy ouverte par le collé afin de faire voir la foupape R. EXPLICATION DE LA PLANCHE XVI. Machine par laquelle ton reprefentera le fin d'un flaiollet avec le cours de teau. ICY fera reprelcntêe la machine propre pour faire lonner le flaiolet au ciclope de la precedente planche , foit doneques une roue muficale marquée A. de viron 4. ou 5-pieds en diametre,bien arondie tout à lentour, 6c graduée de dents, comme il fe peut voir en la figure, en forte qu’un pignon de 8. dents,marqué B puifie faire tour¬ ner ladite roue, 6c à l’arbre dudit pignon il y aura une roue dentelée de 32. dents, mar* quée D. qu’un autre pignon marqué C. tournera, ôc à l’arbre dudit pignon C. il y aura une roue à eau, marquée F. de viron i.picds 6c demy, ou 3. pieds en diamètre, la¬ quelle fera tournée par l’eau defcendance du tuyau G. & ainfi quand ladite roue tour¬ nera, elle fera tourner la roue muficale par le moyen des autres roués, apres l’on po- fera le fommier marqué H. dont la fabrique fera monftrée plus amplement, en forte que les touches du dit fommier approchent paralcllesà un demy poulce près ladite roué muficale, apres l’on divilera ladite roue muficale en 25. ou 30, parties égalés, cha¬ cune partie en tournant, lera une meafure ordinaire de mufique, Ôc en outre, toutes leldites parties feront divifees en 8- pour peler (fibefoin eft) des crochets fur chacune divifion,dont en faut 8 pour une mefure, ÔC fi l’on veut, l’on y pourra cncorcs poler des demy crochets, apres pofer les chevilles fur ladite roue, fçavoir \ de poulce en de; hors la luperficic de ladite roué muficale, en forte que quand la roue tournera, Icf- dites chevilles puifTent toucher les touches du fommier, 6c les abaifler pour Lire c u- vrir les loupapes duditTommier : quant aufdites chevilles, elles le poleront félon la chanfon qu’on defire faire fonner au flaiolIec.Celle qui eft icy pofee commence ainfi, 6c quand l’on voudra changer de chanlbn, il fe pourra faire, defmontantlepignon B» hors de la roué muficale, par le moyen de l’appuy de fer, fur quoy ledit pignon fera polé, 6c deflachant une petite vis qui tient le- ditappuy en eftat, alors ledit appuyfc tirera dehors fon ttou, ôc ledit pigno ifera def- joinétde la roue muficale, laquelle le pouvant tourner avec la main, l’on alfo:rra telle autre chanfon que l’on voudra delfus ladite roué, les u.troux qui (ont au fommier fer¬ vent pour porter le vent dudit fommier par des porte;vents de cuivre ou de plomb aux pipes d’orgues pour reprelènter le fon du flaiollet, lefquelles feront tout joignant la figure du ciclope, la conftruétion defdits tuyaux fera enfeignée fi aprez, 6c quant aux crochets qui pendent aux cordes P. O. ils fervironc pour haufler la roué muficale en haut, à celle fin que s il advenoit quelque faute aux loupapes de dedans le fommier, l’on y puilfe remedier, ouvrant ledit lommier par devant, comme l’on fait orJmaire- ment, le grand porte-vent marqué S. pourra dire de bois, de quatre poulces en quarré, pour conduire le vent au fommier lequel viendra des foufflets, comme fera ehfeigné. ' ÈXPLb :S FORCES MOFFAtlTES. EXPLICATION DE LA PLANCHE XVIL EN ceffc planche eft reprefenté la figure d’un Neptune,, qui tournera circulairé- » ment avec quelques trittons, 6c autres figures qui jetteront de Feau en tournant, 6c qu nd aux rouages apartenant au mouvement de ces figures il fera montré en la planche fuyvante. EXPLICATIOon DE LA PLANCHE XVIII. Cejle planche démontré le mouvement & rouage du Neptune , porteuents de cuivre, qui partent du tommier pour venir aux regiftres, paff.rontà travers ladite mu¬ raille: quant aux fouffletspour donner le vent aux tuyaux, le mouvement d’iceux fera montre au prochain Problefme, & auffi pour pofèr la mufique fur la roue mufi- quale. EXPLICATION DE LA PLANCHE XX. Machine, par laquelle les feufflets de la precedente Je pourront bouffer pour don¬ ner le Vent aux tuyaux d Orgues. IL y a deux diverfes façons de faire, donner le vent aux tuvaux d Orgues pour les inftruments hidrauliques, lune façon eft avec des loufflecs, faits avec des fueilles de bois garnie de cuir,l’autreeft avec l’air qui vient des cifterncs,par faute de vacuité comme fera enfeigné icy apres, à prefent je mon ft reray à faire lever Icfdits foutftecs,par lemoyend uneioüeàeau,comme il fè peut voir par le prefent deflèing, ou L longue branche ce fer ou de cuivre, divifèe en quatre manevell s tournantes, p^r le moyen de ladite roücà eau, fait lever lefdits foufflets l’un apres l’autre. EXPLICATION DE LA PLANCHE XXL ^prefentation de la roûe muf quale pour ferVir d la planche 19. POVR entièrement demonftrer h machine de la 19. planche je mettray icy une rcprefèncacion d une partie delà roue muftquale aufli gr m de comme le naturel, à celle fin que 1 on puifTe voir parfaitement comme les cheuilles abaiflent les touches du clavier, lad; te p rtiereprelenceteulemcnrfix mefures, dont l’une fera mar¬ quée de noir ou de gris, tout du long de ladite roue Sc l’autre feramarquee de blanc, à celle fin de plus facilement dicerner lefdite d.vifïois lesquelles 1er ont bien para, lelles au clavier. 6c fi 1 on veut,! on percera des trous lur chacune divifion pour changer les cheuilles quand 1 oi voudra changer de chardon, apres l’on pofera lcldites che¬ villes, en forte quelles touchent fur le clavier environ de JefpefTtur d’une defdites cheuilles . 6c que 1 une ne touche point plus fort que l’autre, toutefois quand on vien¬ dra aux demis irochecs donc y en a feize pour une mefure, il fera bon qu’ils ne tou¬ chent point fi fotqueles autres, a celle fin que l’une cheuil le ne touche auparavant que 1 autre ye pafte outre la touche, ce qu iliautobierver à toutes les autres mefures, autrement ce feroic une mufique confufe, quant à 1 1 fabrique Je la roue mufiquale il eft befoing qu elle foit de bois de chefne extrêmement fcc 8c les pièces bie 1 aflem- blécs Recollées enfèmble, à celle fin quelle ne s’enfle ny d’un coftè ny d’autre, 8c quant aux cheuilles elles feront de cuivre ou de bois bien dur,er» outre faut noter qu en la prefente figure qu il n y a que la moite du clavier defleigné, aufft beaucoup de feintes manquentà ladite figure, à raifon que le papier a empefehé de la mettre entière, aufli grande que le naturel, mais ce qu’il y a de defleigné peut fufflre pour iinreili- gence du refte. H EXPLïCA* FORCES UOVVAnjE S. EXPLICATION DE LA PLANCHE XXII. Tour foit e fonner un jeu d* Orgues 7 ou des trompettes d Orgues , toutes les fois qu’il s’ar- refte juftement au poindl où il aura commencé^fin que qua id il recommencera à fon¬ ner une autre fois, que la mufiquefoit de melure. Voicy comme on le fera arrefter. L’on fera un petit vaiff.au de cuivre m irq lé E. ou il y aura un petit trou au fond, 8c fera pofé en forte que la corde qui le fouftient foit attachée a un anneau près de îa fou¬ pape G. & l’eau qui emplira ledit vaiffeau y fera conduite par le ^ tuyau marqué L. en forte qu’auffitoft que la foupape G. eft ouverte, incontinent l’eau fluë dans ledit vaiflèau. 8c quand l’eau fera un peuabaiflee du vaiflèau F. alors elle ne fluëra plus dans ledit vaiflèau E. lequel vuidera toufiours l’eau qui eft dedans par le petit trou du fend . Ecfautcompaflèr le temps que ledit vaiffeau E. fe vuidera au temps que la loue demeurera à faire un tour, 8c ledit vaiflèau eftant yuide, la foupape G. fe rebaiffe* FORCES MOrrAîiTES. Il ra, d’autant qu elle doit eftre Faite en forte qu elle foie plus pefantc que les ceux vail~ ieaux E.& D. quand ils font vui des : & au contraire, quand un deldits vaiffeaux eft plein, qu ils loin plus pefants que ladite foupape. Et quant au vaiffeau D. il faut qu’il fe vuide pluftoft que E à caule qu’il ne peut pas garder la mefure fi exacte comme E. Et voicy comme il le vuidera. Quand il eft demy plain de 1 eau qui defeen- dra par le tuyau C. alors il s’abaiffera & celuy E. Auffi, d’autant qu’ils feront plus pefants que G. &àmefmeinlbnc G. s’ouvrira, & l’eau defeendra fur la rouë & dans les deux vaiffeaux * & incontine nt que D. eft plein, alors le vaiffeau fc tournera la gueule en bas &.fe vuidera, & en Lefpace de temps qu: cela fefait, l’eau du vaiG feau F. s’abaiffera, & eftant plus baffe que le haut du tuyau D. l’eau ne fluêraplus dedans, mais il faut que le bout du tuyau L. (oit un peu plus bas que celuy de D.afin que Eeau y fluë plus ldng temps. Refte à monftrer comme le tuyau A iè remplira d e- au. Soit doneques pofê un tuyau avec une petite foupape fous ledit vailseau tout ainfi comme en la figure precedente, & apres que la chaleur du Soleil aura fait (à compref- fion,& qu’une partie de feau dudit vaiffeau fera fortic apres que le Soleil aura paffé ledit vaiffeu, pour efuiter vacuité, fe remplira par ladite foupape, comme a efté en- feignè au 14. Problefme. En fomme, fi toutes les parties de ce mouvement font bien réglées, l’on aura l’effet defiré, avec admiration des auditeurs. EXPLICATION DE LA PLANCHE XXIII. $onr faire une machine admirable laquelle eftant pofee au pied d vne figure, jettera un fin -quand le Soleil donnera dejjus enforte quil femblera que la figure fafte ledit fin. CORNEILLE TACITE fait mention en fonhiftoire, qu’il y à eu en egipte une ftatue de Mamnon, laquelle quand le Soleil luifoitdeffus,jcttoit un certain fon: Paufmias dit avoir veu la ditte figure, & que ce (on eftoic pareil a celuy des cordes d’une harpe quand elles ce rompent. , La demonftration de celle prefente figure refultcdece qui à elle montre cy devant en la neufieme & dixième planche quienfeigne de faire ( par la challeur du Soleil) lever l’eau dans un vaifEau de cuivre ou plom, par ie moyen d une foupape A. or quand 1 eau fera en F.elie fera tranfportée en C.par le ciphon B. lequel jetcant fon eau dans C. faifant forcir l’air dyceluy pour animer les deux tuyaux d Orgue letquells a- vcc la machine l’on pourra pofer dans la figure ou dans le pedeftall, ou autrement il la machine ce met feparement, il fault ce fervir de porteuents, & que les tuyaux leulle- ment (oient en la figure, laquelle eftant de bronze, Sc creuze,naura air que par la bouche par la quelle le Ion des tuyaux d orgue fottira. EXPLICATION DE LA PLANCHE XXIHI. En cefie planche eft figuré ( intérieur du fommier mufiquall pour les Orgues ou machmes hydrauliques dont d efté parlé. L E fommier dont eft parlé (nla,6& ^planche eft icy(pour plus facille Intelligence) 'reprefentéen trois divetfes fortes, feavoir par le plan ou ignographye par ortogra- iJfaL», & 5. fa. pce * e »*»«* *• " T»””" 1» “■£«''d'b“|£ 3* FORCES MOVVJÎITES. chefne bien fcc, Von pourroit dire beaucoup de chofes, & s’eftendre plus au large, mais je croy qu’il n en eft icy befoing. Tadjouteray feulement ce que dit l’excellent Poette Dubarcas fur ce fujett aux vers fuivants. tAinfi (jh* tin mefme vent artiflement vamy Par le pantois fouffiett oe promette parmy 1! ingénieux fecrett, entre dans les fouppapes Jjhie battant le clavyer Organise tu frappes, Ceulle dans lagraveure,& monte divisé Par les conduits ef par s du fommier pertuixé . Animant tout d'un coup les aygues Jîmballes, Letflufles au doux fon,& les aygre regdlles,&c. Or quand aux fiftemes Sc mefiires des tuyaux d Orgue, tant en longeur, largeur, bouche, ou lenguettc, qu’auflî lamaniere des regiftres, grand porceuent,tremblant,&c. cela eft remis au traitté particulier de la fabrique des orgues. EXPLICATION DE LA PLANCHE XXV. Eclufe pour rendre les ruijjeanx navigables. ENtre autre fortes d’ Eclufes qui ce pourroient produire pour retenir l’eau 6c ren¬ dre les rivières. 6c ( mefmes ) les petits ruifeaux navigables j ’ay obfervè celle cv pour eftre très gentille. ’ 7 Elle eft placée entre Venize 6c padoüe fur le ruilfeau qui eft entre ces deux cytez lequel par art à efté rendu navigable pour la facillité du corner ce entre ces deux Villes. Il eft a notter que l’eau A. qui eft vers lafource ou tefte du ruifleau eft toujours beau¬ coup plus haulte que l’eau B. qui eft au bas de la fécondé cclufe,Or pour taire monter ou deflfendre les barques 6c gondollcs l'on les attache à un anneau de fer cependant que l’eau contenue entre les deux eclufes fenfle ou s’abaifle foit pour monter vers A. ou deflendrevers B. fingenieux le&cur peult ayfemenc voir l’effait de ces eclufes fans qu’il foit befoing de ce rendre prolixe, 6c en faire autre defeription que celle de la figure. EXPLICATION DE LA PLANCHE XXVI. O Vitre ce qui à efté traitté cydeffus touchant les pompes j’ay penfé qu’il ne fe- roit mauvais d’adjouter encore cefte maniéré de pompe forcée qui eft d’une très bonne invention 6c dont j’ay veu lexperience : ce qui eft icy de fort advantageux, eft que les piftons ce haufTent& baiftent perpendiculairement dans les barils. Il eft aylé à comprendre par la figure qu’il y a 4. places en l’arbre qui font creufêes ou ca- nellees, 6c en la moityé de ces caneleures , il y a des cheuilles A.E. engrenant avec les chevilles qui font en P. H. il les feront bailler, & en bai(Tant feront lever B. N. fans que les cheuilles en yceuxenpefchent de rien, daultantquilz ce coulent dans le vuidc des cran nures marquées par D.C. &ainfi ce haufferont & baseront chaquun a leur tour, pour forcer d’eau avec très grande violence jufquesalahauteurde 50. 0U 60 piedz, ou plus hault s’il en eft befoing. * ' ' ■ • ' . ' . • ' . . v * . * % , . w ; • « ■ / ■ 7 •' ; * • ■ - • . i V * , V . ' ■ ■ ' I - . J, , • % - I ■^7 * K LLX K I . . -« ' 1 ' ■ - . , • . . r . ■ • f I . • . ' . , - • • yi't ■ ■ ■ ■ ' . ' - ■ .«.-,5 . ■ > . • T • w ; 7IJ 5 J . r » I . • • ' • . • . XXV V ~ v ' 'f • '" rïï&rtySrZ'i J: ^-y-' <>•” r ^.t-* ' ’ fÆÊk Û W* W ♦ t «W t'VSrtS^X WÊÊf PPi Irrm r-*:y'*ft’. 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A jfc, '"jrMtâ ■ êÊ&i ' ’ ■ • ' ' r : ’ 1 •a^I/ • 'ïï!P** *P$L: Et «. /fA-- î?àf^irJWilWF - Vv ¥.a: . ...r .-v., pw*ïsï«A KF! Vy '. rV*' - . ,5^F^ .v *4Ek\iw iî&# 4 SU. < (HIBPWP^J SLflMiPFI 7^& éSTT ^7 -, yr w » oÇ-Jf «Ræ * IM ^ 1-lr 1% Mgm.. v ^ \ PI ,a-a,„ . rala!roi ü41i> w. ‘La/*: MmiÆk. Ytâfafad*yBfàÆê ÆFw- 1 Fif^ 4§m I ^xU 'i •-'^*r , f '■ Wv JVW I 'W r v/ . ' app 1 i hzt_g$jk. Zfèr ..' ?» :^â jt '/ ï-À .wÈÊL’œi f i J • ' . • •■y Vi * ■ 1 'j ._>,.•:, if. AV- / "*V‘ 5VvV -^kL- - i-^5 îw&m W W ’ W f liPf1?»/ ^ fü^ü^pÿr/itî 7 / atf ' »' , JrÆUr f xtjw '; Sÿ%,yy ,/f £&&« J^w Jr M ; ■/ :': /"T^r flr •> F’J ' ^7 ( T^-^'Vjt EftSSHsSaï^r « f! m F3$i (gf5 •* fQS , -» ' ^ . Ü5r*c j4&\ J.* . ! .*£»>_. )/ jflSïbVA-lSL»^ *ÀI ■y •